samedi 8 mars 2014

08 Mars! Que pensent les femmes rurales des TICs pour l'agriculture?

Women learning how to use a computer in Namaingo district, Eastern Uganda



Il n’est plus à démontrer que les femmes et les jeunes contribuent pour plus de 70% à la production alimentaire. Ce sont encore les femmes qui sont responsables de la gestion de l’unité de production e ce qui concerne le recherche du bois, l’alimentation et la commercialisation des produits. Cependant, les considérations traditionnelles et certaines discriminations ont exclus les femmes de bon nombre de services d’encadrement limitant ainsi le déploiement de leur fort potentiel. Alors que leur implication dans les dispositifs d’encadrement et de vulgarisation agricole est un atout majeur du développement du secteur rural.
Ce pendant, vu l’importance des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) dans le développement du secteur rural notamment la commercialisation des produits, bon nombre de pays comme le Burkina Faso, le Sénégal, l’Uganda, le Ghana, le Cameroun, etc  encourage l’implication des femmes rurales à l’utilisation des TICs. Au Cameroun par exemple, le Centre d’excellenceTechnologique Paul Biya en partenariat avec l’Institut Africain d’Informatique(IAI) à déjà formé à ce jour plus de 120000 femmes rurales à l’informatique pour la gestion de leurs organisations paysannes. Que dirons-nous des milliers de femmes rurales formées en Uganda. 

Pour mieux comprendre le rôle clé que les femmes auront a joué dans le déploiement des TICs pour une agriculture inclusive, une session spéciale est prévu à cet effet à l’occasion de la conférence sur les TIC intitulé ICT4ag qui se tiendra du 4 au 8 Novembre 2013 à Kigali au Rwanda. Cette session portant sur le renforcement des capacités, genre et TIC pour l’agriculture, vise à montrer comment les TICs sont un outils de communication, d’échange d’information et de ressource entre les différents acteurs de la chaine de valeur agricole. 

Les expériences de divers pays nous apporteront sans doute des éclaircis à ce sujet important. Il s’agit par exemple des contraintes auxquelles font face les femmes rurales à l’utilisation des TIC en Uganda présenté par WOUGNET (Women of Uganda Network). Comment les technologies mobiles soutiennent les filières oignions au Burkina Faso notamment les radios communautaires, les téléphones portables, les images, front line sms qui ont contribué à la sensibilisation et animation des acteurs de cette filière sans omettre la valorisation du genre via les blogs. AGROTIC-DEV montrera comment le téléphone mobile a renforcé davantage les capacités des producteurs ruraux de l’Ouest Cameroun et facilité l’implication des femmes dans ce processus notamment l’utilisation du téléphone portable pour la commercialisation des produits transformés. Sans oublier le rôle important que le projet « voix des femmes » de la coopérative fondation Nununa  a joué dans le renforcement des capacités de ses membres au Burkina Faso. Il s’agit pour eux de montrer comment les  Centres de Formation, d’Information et de Communication (CFIC) installés au sein des unions communales sont des outils puissants de communication et la diffusion de l’information aux groupements et aux membres individuels à travers les TIC.

S’il est reconnu que les TICs sont le moteur du développement agricole, les femmes sont le carburant qui le fera fonctionner. Pour mieux appréhender la quintessence de ces discussions,  le  5 Nov  de  15:30 - 17:00 à la salle Bulera à l'hotel Serena de Kigali, les exposants ont démontré que les femmes ont un grand potentiel dans l'utilisation des TIC pour leur activités de commercialisations des denrées alimentaires. 
Ce 8 Mars 2014, nous invitons les femmes rurales à réfléchir sur les nouvelles stratégies qui amèneraient les décideurs politiques à réduire les actions qui limitent encore l'accès des femmes à l'utilisation aisée des TICs pour l'agriculture. Car l'agriculture digital est plus inclusive et constitue un pan développement dans la plupart des Pays en Développement.